Cet écritoire date de la fin du 19eme siècle, époque dite « Napoléon III ». Il est constitué de loupe d’acajou, d’ébène et de palissandre. C’est un très bel ouvrage qui permet de conserver ses lettres, plumes et encriers. Après plus d’un siècle, il était dans un très mauvais état, et méritait d’être remis à neuf.


Le constat d’état :
La première étape dans la restauration de cet écritoire est de démonter les différents éléments et de retirer l’ancienne finition. Celle-ci n’est plus viable : ternie, encrassée, craquelée et rayée par endroits. Avec un chiffon d’alcool et en ponçant avec un grain très fin, j’ai pu retirer l’ancien vernis au tampon. Comme on peut le voir sur la photo 2, le vernis au tampon permet d’obtenir une brillance et un éclat particulier. Le vernis au tampon ou « vernis gomme laque » est d’origine naturelle, les ébéniste le pratique depuis le début du XVIIIeme siècle.


La restauration :
Dans un second temps, j’ai résorbé les cloches : c’est-à-dire, les endroits où le placage s’est décollé formant une bulle d’air entre le placage et son support.
Puis, j’ai réalisé les greffes de bois massif : les baguettes d’ébène sur le contour inférieur de l’écritoire étaient incomplètes, cassées. Pour finir, j’ai refixé les laitons décollés (à la colle d’os et de nerf) et remplacés les laitons manquants. Frederic Redoutey m’a fournis les laitons manquants.


Une fois la finition gomme laque appliquée au tampon, j’ai réalisé la pose du cuir. Éric Machard réalise la taille et la dorure des cuirs.


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